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“Le grand ménage de printemps”… certes, les parquets brillent de nouveau, mais nos poumons nous disent-ils merci ? Nous avons voulu savoir et avons pour cela mis les données de la communauté Flow à contribution.

Comment nous avons procédé

Pour cette expérience, nous avons analysé 70,000 jeux de mesures continues (6 million de “data points”) collectés par les Flows de nos utilisateurs du monde entier au cours des mois de mars, avril et mai. Nous avons ensuite comparé ces mesures à celles de la qualité de l’air extérieure issues de notre plateforme de données environnementales.

Ce que nous avons découvert

Lorsque nous analysons les résultats, il nous apparaît très clairement que les particules fines sont, en moyenne, beaucoup plus présentes à l’extérieur. Le même constat s’applique au NO2 dans des proportions plus limitées. Quant aux COVs, leurs niveaux sont quasi-nuls en extérieur et s’approchent d’un niveau modéré en intérieur.

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“Très bien tout cela,” pensez-vous certainement à l’instant “mais rien de révolutionnaire là-dedans – les particules fines et le NO2 sont généralement considérés comme un problème d’air extérieur”.

C’est très vrai, mais il est important de noter qu’ici les niveaux de PM10 et COVs en intérieur s’approchent du seuil “Modéré” du Plume Air Quality Index. A ce niveau (21-50), la qualité de l’air est considérée comme acceptable, mais dépasse le seuil de l’OMS pour une exposition sur un an. Cela signifie qu’à moins que vous viviez dans ce genre de conditions toute l’année, vous ne devriez pas connaître d’impact significatif sur votre santé. Cependant, comme l’EPA estime qu’en moyenne les américains passent près de 90% de leur temps en intérieur, ces niveaux modérés peuvent redevenir une source d’inquiétude.

Mais donc, que puis-je y faire ?

Les composés organiques volatils (ou COVs) sont les principaux coupables de notre enquête. Ces molécules gazeuses principalement composées de carbone sont très souvent émises par nos produits d’entretien, nos appareils de cuissons et par les moisissures d’intérieur. A forte concentration dans l’air, elles peuvent causer des irritations et diminuer les capacités respiratoires. Certaines d’entre elles sont également catégorisées comme cancérigènes.

Améliorer la qualité de l’air chez soi peut passer par des gestes simples. Voici nos meilleurs conseils pour vaincre les COVs:

    1. Ventilez : idéalement et quelle que soit la saison, vous devriez aérer en ouvrant portes et fenêtres au moins 10 à 15 minutes par jour. Conseil d’expert : utilisez l’application Air Report de Plume Labs pour choisir le meilleur moment pour ventiler, lorsque la pollution extérieure est la plus faible.
    2. Vous cuisinez ? Pensez à mettre en marche la hotte d’extraction : la pollution intérieure peut être accrue par les gouttes d’huile et autre ingrédients qui restent en suspension dans l’air après la cuisson – il peut donc être judicieux de continuer à aérer et faire fonctionner la hotte à la fin de la cuisson. Cela est également vrai pour les particules fines !
    3. Choisissez vos produits d’entretien avec soin : geste le plus simple, lire les étiquettes ! Les produits multi-usage permettent d’éviter de combiner et multiplier les irritants. Assurez-vous d’utiliser vos produits dans des endroits bien ventilés. Évitez les vaporisateurs et essayez le vinaigre blanc et le savon noir !
    4. Produits parfumés : ils sentent bon, mais bon nombre de fragrances sont sources d’allergies. Vous pourrez trouver des listes officielles de produit sains d’usage, et gardez à l’esprit que toute substance nocive doit normalement être mentionnée sur l’étiquette.

Une idée qui vous a titillé ? Envie d’en savoir plus sur une sujet en particulier ? Envoyez-nous vos suggestions pour de prochains articles scientifiques de la PlumeLetter !

À propos de Plume Labs

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